Je n'essaye rien, ne fais rien, c'est déprimant. Je suis constamment en débat avec la partie de mon cerveau qui me dit encore qu'il faut bouger, se solidifier et se lever. Ce n'est pas la peine que je lui dit, rien ne marchera, je n'ai pas assez de motivation, pas assez de bonnes idées... je ne sais même pas si le peu d'idées que j'ai sont originales, tout est repris, copié collé, aucun coup de crayon n'est tracé sans avoir vu la copie du geste mille fois à l'écran, aucun son ne sors sans qu'il soit étranglé d'une routine qui ne va jamais trop loin et qui meurt et qui recommence en boucle. La fatigue prend le dessus, l'argent est la priorité et tout ce qui me tenait debout il n'y a pas si longtemps fond en flaques boueuses à mes pieds.
dimanche 5 avril 2015
Ain't no sunshine when it's gone.
J'ai perdu ma plume, ma voix et mon pinceau, j'ai perdu mon feu et mes étoiles. il y a peu de choses que je puisse faire pour les rattraper, c'est de sortir, d'engager avec le monde qui n'attend personne, qui file devant ma fenêtre, qui souffle du vent dans mes cheveux alors que je suis plantée, les bras ballants et l'âme vide. Trop de temps s'est passé depuis que la dernière ombre de créativité a déserté mon coeur.
samedi 28 février 2015
In the end, it doesn't even matter
J'ai un vieil ami avec qui je me suis toujours très bien entendu. Mon plus vieil ami quand j'y pense. Mais au moment du refrain d'une chanson, il chante toujours plus fort que moi et je crois que c'est pour ça qu'on s'est perdus de vue.
mardi 9 septembre 2014
Happiness will find me when I stop hiding
Mes écailles tombent une par une, je laisse derriere moi une trainée d'arcs en ciels et ma carapace s'allège, mes doigts caressent le ciel et mes lèvres laissent sortir un cri que je n'ai pas entendu depuis trop longtemps, un rire je m'esclaffe devant mes rangées de malheurs qui sont de plus en plus délaissées. Les herbes folles poussent, le désordre s'installe mais le soleil me touche enfin.
J'ai des fleurs et des couleurs qui tapissent mon cerveau, je vois tout différemment, il était bien temps.
J'ai des fleurs et des couleurs qui tapissent mon cerveau, je vois tout différemment, il était bien temps.
dimanche 7 septembre 2014
Bleu.
J’ai une petite mélancolie ce soir. J’ai
regardé un film qui m’a rendue vide, qui m’a rappelé ces années de gouffre et
ça m’a fait peur. Je me dis que je ne serai jamais guérie, que le noir et les
cendres peuvent revenir malgré le baume des médicaments, je le ressens encore.
Le bonheur n’est jamais éternel et c’est ça qui me fige. Mes pieds sont cloués
au sol, mes bras liés comme tu l’aimes, je ne vois rien je ne sens que ta peau
contre la mienne et une immense frayeur qui me prend au ventre. C’est la vraie
vie, ce n’est plus le jeu de celui qui fera le plus plaisir, de miser sur tous
ces petits moments où le temps s’arrête, c’est fini. Ce sont les choses
sérieuses et je n’ai plus de matelas pour m’attraper, plus de filet, c’est
l’amour de la peur, la peur de l’amour. J’ai peur que tes bras ne soient pas
suffisamment forts et je commence déjà à lâcher prise, j’ai peur que tu ne soit
plus là quand viendra le temps de me relever, et je sais que tu as les mêmes
angoisses.
Tu crains que je parte du jour au lendemain
pour plus beau, plus jeune, plus riche, plus d’avenir, plus de promesses. On te
prévient que c’est ce qui arrive avec des filles comme ça, qu’elles ne veulent
que s’amuser et jouer et faire mal et partir et ne laisser qu’un trou béant et
de détruire une vie, par égoïsme.
C’est vrai que sur papier, tu as tout ce qu’il
te faut. Sur papier, tu souris et tu ne te plains pas. Sur papier tu devrais
être heureux.
Théoriquement moi aussi vois-tu.
Et pourtant.
Tu étais là, tu as toujours été là depuis l’instant
où tu m’as vue et que tu as su que tu m’aimais. Tu refuses mes mercis et mes
pardons, tu ne prends que mes baisers comme monnaie d’échange. Mais je
doute. Et toi aussi. Nous nous répétons
des milliards de fois que nous nous aimons, pour nous rassurer que ça en vaut
la peine, pour entretenir notre nuage rose bonbon couvert de paillettes, pour
refouler la réalité, pour garder les yeux fermés et ne sentir rien d’autre que
nos parfums mélangés.
Je n’ai pas peur de la réalité. Je la connais
trop bien pour vouloir me cacher indéfiniment, elle rattrape et toujours plus
fort. Je suis forte, je ne sais pas toujours ce que je veux mais les instants
purs que tu m’as offerts sont assez.
Je serai là si tu y es aussi. Mais j'ai peur que non.
mercredi 7 mai 2014
Ma toile.
Il m'a contacté. Juste quand mon esprit ne se sentait plus obligé de repasser son image en boucle, juste quand son image ne me hantait plus à travers mes paupières fermées. Deux ans et demi après qu'il n'ait rien dit et que j'ai tout de même compris. Il a retrouvé une de mes toiles. Ma préférée. Il me doit un café.
samedi 29 mars 2014
Les poils
J'ai un tic. Mes doigts passent machinalement dans les pointes de mes cheveux pour y trouver la mèche le plus douce et ne se lassent jamais de la faire glisser être l'index et le majeur. C'est réconfortant, ce sont mes cheveux, ils ne partiront pas, je reconnaît mes mèches préférées et je cherche celles qui sont négligées pour ne pas qu'elles se sentent mal. Je peux rester dans la salle de bain pendant des heures, hypnotisée par tous ces cheveux, leur texture, leur couleur, leur longueur, j'en arrache quelques-uns pour les examiner d'encore plus près. Ça me calme. Je ne sais pas pourquoi je raconte ça. Mes parents me tapaient sur les doigts quand je le faisait étant petite. Je leur jouais un épisode du plus grand drame chaque fois qu'ils essayaient d'approcher des ciseaux près de ma tête. Je les ai toujours eu long. Pour pouvoir passer mes doigts dedans et ignorer le monde extérieur.
Je suis d'ailleurs fascinée par tous les poils de mon corps. Un jour de grande angoisse, je peux me faire les jambes au complet à l'aide d'une simple pince à épiler tout en scrutant chacun des poils que j'extrais de ma peau.
C'est un peu ma méditation, une distraction facile et longue.
Je suis d'ailleurs fascinée par tous les poils de mon corps. Un jour de grande angoisse, je peux me faire les jambes au complet à l'aide d'une simple pince à épiler tout en scrutant chacun des poils que j'extrais de ma peau.
C'est un peu ma méditation, une distraction facile et longue.
lundi 17 février 2014
1 an.
Je me revois lire les lignes écrites à pareille date l'année dernière. J'avais oublié l'existence de cet endroit. Il m'était complètement sorti de l'esprit qu'un endroit de frivoles pures était encore disponible.
Quelques mots que je n'arrive plus à sortir. Je suis bien à l'opposé d'où je me trouvait il y a un an. Mon appartement est un taudis, je n'ai pas fait de vrai ménage depuis des lustres et mon chat miaule devant sa litière quand je passe devant pour que je la change. Je n'ai ni l'énergie ni le courage pour prendre soin de moi. C'est toujours plus facile de se laisser tomber dans les abysses alors que je sais que trop peu de monde serait là pour essayer de me retenir. Ce que j'écris ne fait aucun sens, mais personne ne lit et mes main dansent sur ce clavier qu'elles n'ont pas caressé depuis trop longtemps. Les mots dansent mais rien ne me vient en tête.
Je ne sais pas par où commencer en fait. Mon père a le cancer et j'ai entendu des mots de la bouche de ma mère que je ne souhaite à personne d'entendre, je crains pour la santé mentale de ma soeur et pour la sécurité de mon frère, je suis en plein déménagement d'urgence et la dernière fois que j'ai été aussi dépressive, je me suis retrouvée à l'hôpital, les bras en sang et des anti-psychotiques dans le corps. Je les ai toujours quelque part d'ailleurs. Deux amies sont au courant... je doute qu'elles ne saisissent la gravité de mon état actuel. Elle ne savent pas qu'il faut que je me retienne pour me faire vomir tous les jours, elle ne savent pas que je cherche la poutre la plus solide pour me pendre dans chaque nouvel appartement que je visite, elles ne savent pas que de m'occuper l'esprit avec le travail est probablement le seul fil me reliant encore avec le monde réel.
Ça semble drastique à lire. Je ne pourrait pas dire que c'est une complète vérité. Mes pensées sont en fait bien pires. Bref.
Quelques mots que je n'arrive plus à sortir. Je suis bien à l'opposé d'où je me trouvait il y a un an. Mon appartement est un taudis, je n'ai pas fait de vrai ménage depuis des lustres et mon chat miaule devant sa litière quand je passe devant pour que je la change. Je n'ai ni l'énergie ni le courage pour prendre soin de moi. C'est toujours plus facile de se laisser tomber dans les abysses alors que je sais que trop peu de monde serait là pour essayer de me retenir. Ce que j'écris ne fait aucun sens, mais personne ne lit et mes main dansent sur ce clavier qu'elles n'ont pas caressé depuis trop longtemps. Les mots dansent mais rien ne me vient en tête.
Je ne sais pas par où commencer en fait. Mon père a le cancer et j'ai entendu des mots de la bouche de ma mère que je ne souhaite à personne d'entendre, je crains pour la santé mentale de ma soeur et pour la sécurité de mon frère, je suis en plein déménagement d'urgence et la dernière fois que j'ai été aussi dépressive, je me suis retrouvée à l'hôpital, les bras en sang et des anti-psychotiques dans le corps. Je les ai toujours quelque part d'ailleurs. Deux amies sont au courant... je doute qu'elles ne saisissent la gravité de mon état actuel. Elle ne savent pas qu'il faut que je me retienne pour me faire vomir tous les jours, elle ne savent pas que je cherche la poutre la plus solide pour me pendre dans chaque nouvel appartement que je visite, elles ne savent pas que de m'occuper l'esprit avec le travail est probablement le seul fil me reliant encore avec le monde réel.
Ça semble drastique à lire. Je ne pourrait pas dire que c'est une complète vérité. Mes pensées sont en fait bien pires. Bref.
lundi 11 février 2013
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